Jonathan Prioleaud, un an de mandat. Quel bilan ?


14 juillet 2021 - 659 vues

Jonathan Prioleaud, le maire de Bergerac, a dressé le bilan de sa première année de mandat mardi soir.

Pendant plus d’une heure 30, le maire et quasiment tous les conseillers de la majorité ont pris la parole pour tenter de témoigner d’une première année qui se voulait riche en actions. Les élus qui se sont appropriés les projet menés par ou avec l’agglo comme les travaux sur la Gabanelle, la construction du stade d’athlétisme, les aménagements de certaines rues. Le maire et son équipe qui se sont peut-être finalement moins attardés sur ce qui est déjà sorti de terre que sur les projets en cours. La future maison des assos, le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, le centre événementiel, la halle du marché couvert, le pôle culturel place Gambetta, etc. Un inventaire, on serait presque tenté de dire, à la Prévert mais pas de discours politique mardi soir, pas plus qu’un point sur les finances de la ville à l’issue de cette première. Mais en aparté Jonathan Prioleaud l’assure, « les finances sont bien tenues. On a continué à désendetter la ville, sans avoir recours à un nouvel emprunt ». Le maire qui assure « travailler sur les charges courantes et charges de personnels pour pouvoir retrouver une marge de manœuvre pour continuer à investir les années suivantes. » Jonathan Prioleaud qui a mis au cœur de son discours la concertation et la co-construction avec les habitants, les associations...

« Cette crise sanitaire ne nous a pas permis de réunir autant que l’on souhaitait l’ensemble des habitants. On l’a fait à chaque fois qu’il y avait des sujets importants par exemple sur la future maison des associations. Donc on essaye de le faire à des tailles humaines de façon à pouvoir réaliser cette concertation, cette co-construction qu’on avait souhaité pendant la campagne. Et on espère très rapidement retrouver les Bergeracois dans les réunions de quartier que j’espère bien relancer dès la rentrée. » Jonathan Prioleaud, maire de Bergerac

La concertation c’est justement ce qui fait défaut pour l’opposition, unanime sur ce point. « Tout est décidé d’avance et la multiplication des commissions n’y change rien » assurent-ils. Et Fabien Ruet d’aller jusqu’à parler de dérive autocratique. L’opposant socialiste qui n’est pas avare de qualificatifs pour parler de ce premier bilan de Jonathan Prioleaud.

« Inconscience et arrogance. Inconscience d’abord quant aux conséquences de la crise avec son premier budget qui, de l’aveu même du maire, avait été préparé comme celui d’une année normale alors qu’on avait une solvabilité très dégradée de la commune. Et puis cette inconscience, c’était celle de vouloir faire payer aux associations le coût de la crise avec des baisses de subventions qui n’ont jamais été connues jusqu’à présent. Un mandat qui devient insupportable. Une arrogance avec les indemnités. Jamais un maire de Bergerac n’avait eu des indemnités si importantes. Une arrogance enfin dans les méthodes et les attitudes. Ce maire ne connaît pas le sens du mot concertation. » Fabien Ruet, Bergerac avec confiance

Et Fabien Ruet d’illustrer son propos par la fermeture de deux écoles. Une décision qui ne passe pas non plus du côté du groupe Bergerac en Commun. 

« La première action qui a été flagrante, dans cette gouvernance, ça a été l’augmentation de la taxe foncière et en suivant, on a la fermeture de deux écoles à Bergerac. On augmente les impôts, en soi pourquoi pas, maintenant il faut le justifier et fermer des services publics en suivant, c’est quand même une politique que moi je ne peux pas concevoir. Monsieur Prioleaud ne s’est présenté sous aucune étiquette pour ces municipales, aujourd’hui on voit qu’il est clairement très à droite et une droite conservatrice. » Julie Tejerizo, Bergerac en commun

Pour autant dans l’opposition, plus à droite, le bilan n’est pas plus flatteur. 

« Je ne suis pas déçu de cette première année parce que je n’attendais absolument rien de Jonathan Prioleaud, de son programme, de ses colistiers. De là à râler, moi je suis plus maintenant ouvert à travailler pour le bien de Bergerac plutôt qu’à lutter contre des positions mais quand on a même pas la possibilité de donner son opinion, de travailler sur des commissions, on est déçu forcément, parce qu’on ne s’engage pas en politique pour dire non à chaque sujet. On est là pour construire un projet commun et c’est pas encore le cas à Bergerac. » Paul Fauvel, Bergerac 2020 - 2030 / Bergerac Simplement

Et une partie de l’opposition s’inquiète également maintenant des relations entre le maire de Bergerac et le Président de la CAB. Des relations, qui selon plusieurs élus se tendent. Et cette crainte de faire un bond dans le passé quand ville et CAB ne pouvaient s’entendre. « Tout va bien », nous a assuré Jonathan Prioleaud.

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