Les oubliés du Ségur de la santé restent mobilisés


22 janvier 2021 - 734 vues

Ils demandent toujours à pouvoir bénéficier, commes les autres professionnels de santé, de la prime de 183 euros. Et si des annonces ont été faites avant-hier, par le gouvernement, elles sont encore loin de satisfaire les manifestants.

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Crédit : N.A

Qu'ils soient de la fondation John Bost de la Force, du service de soins à domicile de Bergerac, ou encore de Vauclaire, les professionnels du monde social et médico-social ne lâcheront rien : à travail égal, salaire égal.

Écouter Valérie Le Van 

« C'est complètement injuste et ça nous fait beaucoup de tort par rapport aux autres de l'hôpital », regrette Valérie Le Van, aide soignante à la maison d'accueil spécialisée du centre hospitalier Vauclaire.

Une différenciation de 183 euros, qui créé « une inégalité injuste de traitement entre les mêmes métiers de la santé, du médico-social et du social », rappelle le secrétaire général de la CGT, Hafide Kerchaoui.

Mais qui pourrait également ouvrir la porte à des dérives, comme l'explique Marie-Thérèse Thomas, déléguée syndicale CGT à la Fondation John Bost.

Écouter Marie-Thérèse Thomas 

« On est embauché ''Fondation John Bost'', donc à n'importe quel moment, ils peuvent nous dire de changer pavillon, dit-elle. Une personne qui travaille en sanitaire, qui peut bénéficier de cette indemnité, si demain, on va lui dire ''tu vas travailler en médico-social'', elle aura tout perdu, elle ne l'aura plus du jour au lendemain. »

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Nouvelles annonces

Une réunion s’est tenue hier matin avec les représentants du syndicat Unsa Santé et Sociaux et Michel Laforcade, l'ancien directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine, aujourd'hui missionné par le gouvernement sur le sujet. Certains agents de la fonction publique hospitalière pourraient alors bénéficier de la prime, mais pas tous.

De plus, cette prime ne serait inscrite que dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale de 2022, et n'aurait qu'un effet rétroactif limité. « Inadmissible », rétorquent les manifestants qui demandent à ce que tout le monde soit pris en compte et que l'alignement salarial soit pris en compte depuis septembre 2020.

Écouter le reportage complet 

Une autre réunion est prévue la semaine prochaine pour faire avancer le dossier. En attendant, les manifestations vont se poursuivre, notamment le mardi 26 janvier, avec les sages-femme qui organiseront un débrayage aux centres hospitaliers de Bergerac et de Périgueux.

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