Aux Arts à Souhait, des ateliers cet été avant le déménagement forcé cet hiver


05 août 2021 - 888 vues

Ça bouge pas mal cet été du côté du collectif Les Arts à Souhait à Bergerac.

L’asso qui promeut la libre expression artistique.

De la nouveauté donc avec l’arrivée, d’abord, d’une nouvelle salariée, Anne Cohen-Hadria. Embauchée en contrat adulte-relais elle est chargée de l’animation socio-culturelle.

« Je vais essayer de créer un lien avec une majorité d’associations sur Bergerac. Celles qui touchent à l’art notamment, à la culture, mais aussi celles qui touchent au social. Donc on travaille déjà avec les centres sociaux, le CIDFF, etc...Plutôt que de faire chacun plein de petits projets, plein de petites choses de notre côté, essayer de mettre les projets en commun et attirer d’avantage de personnes des quartiers notamment, mais de tous les horizons de Bergerac, autour de la culture. » Anne Cohen-Hadria, nouvelle salariée des Arts à Souhait.

Et puis l’idée, cet été, c’était de proposer un maximum d’ateliers pour les Bergeracois qui ne partent pas en vacances ou en sont déjà revenus.

C’est les Arts-Cances, des ateliers parents-enfants ou avec les grands-parents avec ce vendredi par exemple la création de masques d’animaux inspirés de Jean de La Fontaine. A venir aussi des ateliers d’art-plastique, des percussions, du théâtre ou encore de la danse. Des ateliers proposés par l’asso et ses nombreux partenaires : l’asso Ribambelle, la troupe des Improtunistes, des professionnels mais aussi des passionnés de tous âges. Des ateliers qui, Anne Cohen-Hadria l’avoue, n’attirent pas encore les foules. En cause peut-être : la confusion autour de la nécessité ou non d’un pass sanitaire. Mais qu’on se le dise : il n’est pas demandé pour ces rendez-vous qui regroupent moins de 50 personnes et qui nécessitent en revanche de réserver.

A voir aussi, librement, l’exposition « Les jeunes à l’affiche ». Les œuvres d’artistes en culottes courtes.

Dès la rentrée le collectif travaillera sur le thème « Pas de quartier pour les clichés ».

Enfin ça c’est si tout se passe bien car les membres des Arts à Souhait s’avouent un peu inquiets quand à l’avenir du collectif...géographiquement parlant pourrait-on dire.

Installée dans les locaux de l’ex-office de tourisme depuis à peine plus d’un an et grâce à la municipalité Garrigue, l’asso est désormais priée de faire ses cartons. La nouvelle municipalité, propriétaire du bâtiment, ayant décidé de le vendre. Et ce à la grande surprise des membres du collectif qui ne cachent pas leur déception de devoir quitter cet emplacement idéal. Sylvain Guéret, l’un des administrateurs.

« Ça faisait quelques temps qu’on se battait pour avoir ce local. Quand les Arts à Souhait ont obtenu ce local il n’était pas question de temporaire. Donc on s’installe, on contacte d’autres associations pour développer un collectif (Ribambelle, Roue Libre, Les Improtunistes) et l’association s’est beaucoup investie dans l’installation ici… et puis voilà, quelques mois après on apprend que la nouvelle municipalité souhaite se débarrasser de ce local avec l’argument que c’est trop cher à entretenir. C’est un peu dur... » Sylvain Guéret, l’un des administrateurs des Arts à souhait.

Alors bien entendu, du côté de la mairie on rassure. Le collectif devrait pouvoir intégrer la future annexe de la future maison des associations, à l’ancien hôpital de jour. Là-bas il n’y aura pas de problème de sécurité souligne d’ailleurs la première adjointe Laurence Rouan. Les Arts à Souhait auront à priori le début de l’hiver pour plier bagage. A noter que les membres réfléchissent à trouver un local supplémentaire avec d’autres assos.

Quant au bâtiment actuel, il est d’ores et déjà mis en vente et pourrait avoir vocation à accueillir des logements.