A Bergerac, les moutons investissent la ville


03 mai 2021 - 613 vues

Le Sport nautique a de nouveau voisins. 13 brebis et 10 agneaux qui sont arrivés vendredi sur les berges de la Dordogne pour y pâturer.

Vous le savez, la ville a décidé de mettre en place l’éco-pâturage, il y a une dizaine d’années, du côté de Pombonne. Une technique qui a fait ses preuves et est maintenant adaptée aux berges de la Dordogne avec une trentaine de bêtes. Idée lancée il y a trois ans, sous l’égide de l’ancien maire, Daniel Garrigue. Objectif : faire place nette tout en préservant la nature là où les machines avaient tendance à être trop agressives. Ce sont donc 23 moutons des Pyrénées et d’Ouessant qui sont arrivés vendredi. 7 autres vont prochainement les rejoindre. Des moutons apportés par trois éleveurs de Bergerac ou du Bergeracois.

"Aujourd'hui on a conventionné avec 3 éleveurs. L'idée c'est de monter une association qui s'appellera Bergerac transhumance ou je ne sais quoi, pour que effectivement ils puissent tirer quelques recettes de l'investissement qu'ils font, parce que pour l'instant c'est la ville qui a conventionné et donc il y a une rémunération sur les charges et les frais car les moutons sont pas bagués et sont évidement suivis sanitairement, ils sont pucés et géolocalisables : vous voyez ce que je veux dire !" Marc Léturgie élu à la ville de Bergerac dédié notamment à l’entretien des espaces naturels.

Pas de risque de perdre un mouton donc. Pas de nuisance non plus pour les promeneurs ou encore les pêcheurs, tient à rassurer l’élu. Mais pour ceux qui se posent la question, les déjections resteront sur place, et tant pis pour l’odeur, mais Marc Leturgie garantit que ce ne sera pas gênant.

Les moutons qui, jusqu’à la mi ou fin septembre, pâtureront sur six zones, sur la promenade Pierre Loti et la promenade de l’Alba, entre les deux ponts. Ils seront pris en charge, tous les jours par un des 3 éleveurs. Parmi eux Serge Duchamp, éleveur à la retraite à Pombonne. Il est très enthousiaste, écoutez-le.

"L'éco-paturage c'est très joli, ça évite le matériel, ça évite le bruit, parce que le mouton c'est petit, on peut le transporter, c'est joli quand on va faire une transhumance, avec les cloches, vous avez vu par vous même, c'est quelque chose de vivant. Je pense que les classes vertes, elles vont pouvoir venir... ». Serge Duchamp, éleveur

Serge Duchamp qui comme les autres éleveurs se rendra sur place chaque jour pour surveiller son troupeau et lui donner de l’eau et un peu de grain pour compléter l’alimentation des brebis. Des moutons qui seront rejoints d’ici 3 à 4 semaines par des chèvres de fossés. Des chèvres qui achèveront de débroussailler tout ce que les moutons ne mangent pas, certaines graminées ou encore les ronces par exemple.

La vidéo de l’arrivée des moutons 

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