Un collectif pour un projet d'inertage de l'amiante

Cerader, CGT Eurenco, CGT cheminot et PCF unis pour défendre le projet d'inertage par bain d'acide
19 mars 2018
Par Émilie BAR

Un collectif pour soutenir le projet d’inertage de l’amiante à Bergerac.

Inertage via des bains d’acide pour se débarrasser de ce poison qui fait 10 à 15 morts chaque jour en France. Un projet soutenu depuis plusieurs années par le Cerader 24. Le Cerader qui a donc été rejoint, dans son combat, depuis quelques jours par la CGT d'Eurenco et des cheminots de Périgueux. Un combat auquel s’associe également le parti communiste de Dordogne.

Objectif : donner de la visibilité à ce projet qui propose l’installation, sur le site Seveso de la poudrerie, d’une unité pilote d’inertage de l’amiante via des bains d’acide. Une méthode plus écologique assurément que l’enfouissement et plus économique et efficace que la torche à plasma. Un projet qui prévoit aussi une revalorisation de ces déchets et qui au-delà de l’intérêt sanitaire pourrait être un véritable levier pour l’emploi dans le département et notamment pour la poudrerie. D’autant qu’on a appris, la semaine dernière, par nos confrères de l’Echo Dordogne, que la production est à nouveau menacée par une décision allemande de ne plus ravitailler Eurenco en poudre. L’entreprise pourrait tourner au ralenti dès le mois de mai prochain. Un nouveau projet ce serait donc une respiration pour les salariés et pour l’ensemble du site. Stephane Coumes, de la CGT Eurenco.

Écouter Stéphane Coumes

Les directions d’Eurenco et Manuco qui ont accepté de rencontrer les chercheurs à l’origine du procédé d’inertage. Ils sont attendus aux alentours du 17 avril à Bergerac. Réponse positive également de la mairie de Bergerac, du député, du SMD3, du conseil départemental ou encore du conseiller régional Christophe Cathus.

Les cheminots de Périgueux, ont eux aussi, rapidement été emballés par le projet. Jean-Baptiste Evrard, de la CGT cheminots de Périgueux.

Écouter J-B Evrard

Un transport par train qui réduirait par ailleurs l’empreinte carbone.

Les grandes lignes du projet ficelé, le collectif entend maintenant associer les Bergeracois à cette question du traitement des déchets d’amiante et inciter les politiques locaux à soutenir ce dossier.