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Mauzac, prison modèle pour la garde de sceaux

02 août 2018 à 16h00 Par Xavier Boucherie
Crédit photo : XB

Nicole Belloubet était en déplacement dans le département hier pour visiter le centre de détention situé à coté de Lalinde. A l'agenda de la ministre également, la visite de la ferme-école. C'est la spécificité de ce centre de détention semi-ouvert qui peut accueillir plus de 300 prisonniers. Il en existe seulement un autre dans le pays, en Corse. 

La ferme-école de la prison de Mauzac   /     Nicole belloubet accompagnée de la préfète Anne-Gaëlle Beaudoin-Clerc et de la directrice de la prison, Caroline San-Nicolas  / Photo:Préfecture de Dordogne

Les détenus peuvent bénéficier d’une formation pour préparer leur sortie grâce aux 100 hectares de terre qui jouxtent la maison d’arrêt. 

L’intérieur de la prison, pensée comme un village avec son agora centrale est l’héritage de Robert Badinter, qui au milieu des années 80 a souhaité expérimenter ce type de structure ouverte. Censée accueillir des détenus avec de courte peine, juste avant leur sortie pour les resociabiliser et faciliter leur réinsertion, l’expérience s’est arrêtée lorsque Badinter quitte le ministère de la justice en 1986. Mauzac accueille depuis des detenus condamnés dans des affaires de mœurs. Le gouvernement souhaiterait remettre ces prisons ouvertes au goût du jour. C’était le sens de la visite de la garde des sceaux hier.

► Nicole Belloubet

Des centres semi-ouverts pour des détenus condamnés à de courtes peines, de moins de 5 ans. Une partie des 7000 places créées par le prochain plan prison 2020-2022 pourrait suivre le modèle de Mauzac. Mais pas sans embauche supplémentaire, ont pu défendre les syndicats des travailleurs sociaux devant la ministre.

► Fatima Ait-Hida, du SNEPAP-FSU

Au total, le gouvernement souhaiterait créer 15000 places dans les prisons françaises d’ici 10 ans. Actuellement, la France compte 10000 prisonniers condamnés à des peines de moins de 5 ans.